• PAUL ELUARD

    Et un sourire


    La nuit n'est jamais complète

    Il y a toujours puisque je le dis

    Puisque je l'affirme

    Au bout du chagrin une fenêtre ouverte

    Une fenêtre éclairée

    Il y a toujours un rêve qui veille

    Désir à combler faim à satisfaire

    Un coeur généreux

    Une main tendue une main ouverte

    Des yeux attentifs

    Une vie à se partager.



    Paul Eluard, Le Phénix, 1951.